Interview

Interview / Staark : « Je ne suis peut-être pas le premier réunionnais à dessiner un manga, mais je suis le premier à être devenu professionnel. »

Note : L’édition 2020 du Salon du livre de Paris a été annulée à cause du coronavirus (Covid19) et à l’annonce du gouvernement qui interdit le rassemblement de plus de 5000 personnes. Tu peux avoir de plus ample information sur le site du salon. La sortie du tome 3 de Redskin a été reportée à une date ultérieure.

En collaboration avec Jean-Luc Schneider, le pape de la BD de l’Océan Indien nous avons décidés de prendre un risque : lancer le premier manga réunionnais et tenter de s’imposer sur la scène nationale.

— Staark

En attendant la sortie du tome 3 du manga réunionnais Redskin qui sera présenté et sans doute vendu lors du Salon du livre de Paris qui se déroulera du 20 au 23 mars 2020. J’ai eu envie d’en apprendre un peu plus sur la création de cette œuvre artistique et quoi de mieux que de prendre contact avec son créateur, le mangaka Yvan Soudy alias Staark grand passionné de One Piece, Dragon Ball Z et de pop culture pour faire une interview dans laquelle nous abordons son parcours, sa signature chez la maison d’édition des Bulles dans l’Océan, sa participation à la création d’un jeu et de bien d’autres choses qui sont à découvrir dans cet entretien du premier mangaka professionnel de l’île de la Reunion.

1. Maintenant, tu es édité par l’éditeur Des Bulles Dans l’Océan en tant que mangaka professionnel, mais avant d’avoir ce statut tu as dû beaucoup travailler. Quel a été ton parcours jusqu’à présent ?

C’est un statut difficile à avoir, certes, mais ça m’ait un peu tombé dessus. Je suis un grand amoureux de pop culture et j’ai donc intégré une école qui forme aux nouveaux médias (cinéma, cinéma d’animation, jeux vidéo, 3D…). En parallèle de mes cours, je préparais plein de projets comme des magazines, des bandes dessinées et même des projets de jeux de société. D’ailleurs, avec mes amis de la fac nous avons monté un studio de développement : Pixel Butchers est composé de talentueux créateurs et nous avons été le premier studio d’étudiant à figurer à l’Indépendant Game Festival de San Francisco.

Ensuite, nous nous sommes séparés et chacun à fait son bout de chemin : Darie productions est devenu le studio de référence dans les jeux mobiles, Arnaud Bru est devenu le premier game designer réunionnais à sortir un jeu sur Xbox One et Playstation 4, d’autres travaillent actuellement chez Disney… et moi je me suis lancé dans la vie active sans prétention et sans projet. Puis, j’ai découvert Mangadraft : j’y ai posté mes histoires en format manga ça a plu et ça a fait un effet boule de neige alors que je ne m’étais pas préparé à la professionnalisation (Ça se ressent dans mes deux premiers tomes). En collaboration avec Jean-Luc Schneider, le pape de la BD de l’Océan Indien nous avons décidés de prendre un risque : lancer le premier manga réunionnais et tenter de s’imposer sur la scène nationale. Malgré les défauts que comportent les deux premiers tomes, on s’en sort bien. Il m’est arrivé pleins de choses incroyables, j’ai eu droit à une pleine page dans AnimeLand qui est le magazine de références que je lisais étant petit, j’ai rencontré de grands artistes dont je suis fan comme Jean-Louis Mourier ou Riad Sattouf avec qui j’ai fait des dédicaces. J’ai écrit mes histoires pour les partager gratuitement en ligne et je suis devenu professionnel sans le vouloir réellement, mais ce qui est sûr c’est que même quand c’était gratuit je bossais très dur.

2. Après avoir eu ton baccalauréat génie civil, tu t’es orienté vers un cursus de jeux vidéo à l’Institut de l’image de l’océan indien (Iloi). Qu’est-ce que tu as appris lors de ta formation dans cette école ?

J’ai surtout appris à travailler en équipe et en voyant le niveau artistique des autres, ça me motivé. Dans ma promotion, il y a avait deux autres dessinateurs : Rano et Jilva, ils avaient un niveau tellement élevé que j’étais obligé de beaucoup bosser.

3. Auparavant, ça m’était déjà arrivé de discuter avec des anciens élèves de l’Iloi qui n’étaient pas satisfait des cours qu’ils ont reçu pendant leurs formations. Qu’est-ce que tu retiens de ton parcours dans cette école ?

À l’Iloi, on découvre plein de choses, mais ça s’arrête là. Après, il faut être autodidacte et avoir la chance de tomber sur les bons intervenants. Pour les profs, dans ma promo, on les avait dépassé dès la deuxième année. On s’est donc lancé dans des projets irréalisables pour progresser et apprendre sur le terrain.

Le Manga a emprunté au comics que lui même à emprunter aux bande-déssinées franco-belge.

— Staark

4. J’avais lu quelque part que durant ton étude à l’Iloi, tu avais travaillé sur un jeu vidéo inspiré de l’univers de Star Wars. Qu’est-ce que c’était ce projet ?

C’est Little geek adventure, le jeu qui nous a propulsés à l’Indépendant Game Festival de San Francisco. Il s’agissait d’un Tangue du nom de Protopopescu qui voyageait à travers des mondes pour libérer son peuple prisonnié du grand méchant Roxxorus Prime. Ce n’était pas que l’univers Star Wars qui était abordé, mais tout l’univers geek. Chaque niveau du jeu représentait une licence phare de la pop culture. Star Wars, Dragon Ball, Seigneur des anneaux, Super Mario, Batman…

5. En parallèle de ton cursus en jeu vidéo, tu avais pris des cours de narration et de bande dessinée à l’atelier Shovel. Explique-nous comment tu as découvert cet atelier et ce qu’il t’a apporté.

J’étais allé squatter les cours des beaux-arts et c’est là-bas que Shovel m’avait découvert : il m’a offert une bourse jeune talent pour intégrer son atelier et j’y suis resté 2 ans, j’ai tout appris en terme de story telling. D‘ailleurs, J’y ai rencontré Jean Luc Schneider pour la première fois, 10 ans, avant notre collaboration et encore plus incroyables : j’ai rencontré des artistes comme le regretté Coyote et surtout Toru Fujisawa l’auteur de GTO. Shovel est un grand monsieur de la BD et à ses côtés on en apprend beaucoup, d’ailleurs son atelier fonctionne toujours.

Le business du manga, c’est compliqué et c’est un gros risque pour un éditeur de lancer son propre auteur quand les grosses maisons d’édition achètent des licences au Japon.

— Staark

6.Redskin, c’est ton premier manga qui t’a permis de signer un contrat de publication avec la maison d’édition « Des Bulles dans l’Océan ». Mais avant l’édition de Redskin au format physique, tu l’avais déjà publié en numérique sur le site « Norigami ». Aura-t-on un jour l’occasion d’avoir la chance de découvrir cette ancienne version en bonus dans l’un des futurs tomes de Redskin ?

Peut-être, surtout que les Youtubers ont souvent pointé du doigt le fait qu’ils préférent la première version du chapitre 1. Agatho ressemblait plus à un pseudo Luffy or que dans la version actuelle, il est plus pragmatique et irritable c’est voulu. Peut-être que Agatho retrouvera dans les futurs tomes de Redskin sa bonne humeur, qui sait ?!

7. Pour ceux qui n’ont pas découvert cette ancienne version de Redskin, quelles sont les différences notoires entre l’ancienne et la nouvelle version qui est sortie officiellement dans les librairies ?

Dans la toute première version, Agatho est adulte puis j’ai décidé de le rendre plus jeune pour pouvoir mieux le faire évoluer. Dans la deuxième version, c’est surtout son caractère qui est différent, mais je le trouvais trop lisse et stéréotypé du coup dans le tome 3 qui est édité, je lui ai créé un lourd passé et un caractère de cochon mal luné.

8. Comment s’est faite la connexion entre toi et le site Norigami pour la publication de la première version de Redskin sur leurs sites ?

La première version était sur Mangadraft et Norigami était la filiale professionnelle de mangadraft. Les commentaires et le nombre de vue les ont poussés à me contacter pour me proposer un contrat. C‘était fou.

9. Pour ses 20 ans, l’éditeur Des Bulles Dans l’Océan a décidé de se lancer dans le monde de l’édition de manga en te publiant. Selon ton éditeur, tu es le premier Réunionnais à être édité en tant que mangaka professionnel. Comment vous vous êtes arrangé en termes de business (vu que c’est une première expérience pour toi, mais aussi pour ton éditeur) ?

Le business du manga, c’est compliqué et c’est un gros risque pour un éditeur de lancer son propre auteur quand les grosses maisons d’édition achètent des licences au Japon. Je ne suis peut-être pas le premier réunionnais à dessiner un manga, mais je suis le premier à être devenu professionnel. J’ai même appris que j’étais le premier des DOM TOM à ne pas m‘être cassé la figure sur le plan national. De plus, en général, les maisons d’édition signent des contrats de 1 tome par sécurité. Avec Jean-Luc Schneider on s’est mis d’accord sur 4 tomes initiaux et renouvelables, c‘est absolument fou et courageux, aucun autre éditeur ne l’aurait fait.

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Le mangaka Staark et son éditeur Jean-Luc Schneider (source image : clicanoo)

10. Avant d’être signé chez l’éditeur Des Bulles Dans l’Océan, tu as dû certainement rencontrer d’autres éditeurs : quels sont les changements que ces éditeurs t’ont demandé de faire sur Redskin pour te signer chez eux ?

Bizarrement, on ne m’a pas demandé beaucoup de choses, mais les contrats étaient bien moins intéressants.

11. Selon toi, qu’est-ce qui n’était pas au point dans la première version de Redskin pour que les éditeurs qui ont vu ton manga avant que ton éditeur actuel ne te proposent pas un contrat d’édition ?

Je pense que ce n’est pas une question de qualité, mais de conjoncture du manga français en général. Ça coûte plus cher de signer un auteur français que d’acheter une licence japonaise. C’est pour ça que nous ne sommes pas nombreux. Mais ça commence à bouger.

Vendre 4000 tomes 1 de Redskin or que je n’ai fait aucun salon de manga pour la promotion, c’est un succès.

— Staark

12. Redskin est ta première expérience professionnelle en tant que mangaka. Quelles sont les qualités de ton manga qui ont plu à Jean-Luc Schneider le responsable des éditions des Bulles dans l’Océan ?

L’histoire, tout simplement l’histoire. Vous n’avez découvert que le sommet de l’iceberg.

13. Te souviens-tu du jour où l’éditeur Des Bulles Dans L’océan t’a contacté pour t’annoncer qu’ils vont éditer ton premier manga ? Ça doit être un événement que beaucoup de mangakas amateurs aimeraient vivre, c’est-à-dire passer de mangaka amateur à professionnel. Raconte-nous qu’est-ce qui s’est passé lorsque tu as reçu cette bonne nouvelle.

Il m’a envoyé un mail pour me demander de passer le voir et on s’est vu dans sa boutique de Saint Denis et quand il m’a proposé le contrat j’étais comme un fou, comme un gamin.

14. Le premier tome de Redskin s’est vendu à 4000 exemplaires (chiffre annoncé par l’éditeur). Pour un premier tome peut-on dire que c’est un succès dans le paysage du manga Français ?

Oui, c’est clairement un succès. Les titres middleseller (intermédiaire) des grosses maisons d’édition font à peu près les mêmes scores et quand une petite maison d’édition basée à La Réunion arrive à les regarder droit dans les yeux, c’est une réussite. Vendre 4000 tomes 1 de Redskin or que je n’ai fait aucun salon de manga pour la promotion, c’est un succès.

COUVERTURES-MANGA-REDSKIN-PAR-STAARK
Les couvertures des trois tomes du manga reunionnais Redskin

15. En faisant des recherches sur le petit monde du manga créé en France, j’ai remarqué qu’il y avait plusieurs termes pour le désigner : Global manga, Manfra… Pourquoi, selon toi, y a-t-il eu un problème à un certain moment pour utiliser le terme manga français ?

Pour moi, on dit manga ! Ceux qui ne peuvent pas comprendre qu’il s’agit d’un format et pas d’un format identitaire sont des gens qui pensent connaître le Japon mieux que les Japonais. Les codes du manga français sont les mêmes que ceux du manga japonais, il n’y a que la culture qui change. Mais c’est un problème franco-français, car au Japon ça ne pose aucun problème. Radiant au Japon, ce n’est ni un manfra ni une franga, mais un manga venu de France.

16. Dans une interview que le mangaka Français Victor Dermo a donnée au site Sapsnshoes, il dit : « Le problème selon moi dans le manga français, c’est qu’ils font des trucs qui ressemblent à des mangas japonais.» Quel point de vue portes-tu sur ses propos ?

C’est un débat futile pour moi, la bande dessinée française à adopter un format. Le problème, c’est qu’on cherche des soucis là où il n’y en a pas. On fait ce qu’on aime et c’est ce format japonais qu’on adore. Le Manga a emprunté au comics que lui même à emprunter aux bande-déssinées franco-belge. Ça n’a aucun sens.

En général, les jours de semaines je dessine 3 à 5h et les week-ends je peux aller jusqu’à 12h de dessin.

— Staark

17. Je suppose qu’il faut être très organisé pour réaliser un tome de Redskin en 6 mois. Comment as-tu organisé ton travail pour respecter le délai de création convenu avec ton éditeur ?

Je ne respecte jamais les délais ! Je suis toujours en retard. En général, j’écris l’arc en entier qui est situé sur une timeline précise qui mène à la fin de l’histoire. Je fais le story-board du tome en entier avant de dessiner un chapitre par mois, correction comprise.

18. Pour pouvoir être productif, je suppose que tu as aménagé ton atelier de la manière qui te convient le mieux. Explique-nous, comment tu t’y es pris pour l’organiser à ton goût ?

C’est un bordel (mdr), il y a des milliers de mangas et des figurines partout, une planche à dessin inclinable pour le dessin traditionnel et deux tablettes graphiques (cintiq) pour moi et mon assistant et l’indispensable machine à café.

19. J’ai lu que tu faisais 10 heures de dessins par jour ce qui peut-être énorme pour une personne qui ne connaît pas le métier de mangaka. Comment organises-tu ta semaine de travail ?

En général, les jours de semaines je dessine 3 à 5h et les week-ends je peux aller jusqu’à 12h de dessin. Mais ça, c’est les semaines light. Quand je suis en période de rush ou de bouclage, c’est dû 12h par jour toute la semaine.

20. En tant que mangaka, je suppose qu’il t’arrive parfois d’avoir des baisses de motivation, d’avoir envie de tout arrêter. Comment fais-tu lorsque ça t’arrive ?

Je n’ai jamais envie de tout arrêter, j’aime ça depuis que j’ai 5 ou 6 ans et je continue d’aimer ça. Mais j’ai souvent envie de commencer de nouveau projet. Donc, je m’oblige à rester dans les rails.

21. Tu dois certainement travailler seul ou peut-être tu as un assistant, il t’est déjà arrivé de ressentir la solitude. Je sais que d’autres mangaka travaillent leurs manga dans des cafés et toi comment fais-tu lorsque tu commences à sentir la solitude.

Au contraire, j’aime travailler seul et avec une pluie intense si possible et une grande baie vitrée pour scruter les averses.

Le-mangaka-staark-et-son-assistant-travaillant-sur-redskin
Le mangaka Staark et son assistant travaillant sur Redskin

22. Sur twitter, tu as écrit que ce que tu préfères le plus dans la création de manga c’était le crayonné. Pourquoi préfères-tu cette étape de la création d’un manga par rapport à un autre ?

C’est brut et dynamique, je trouverais complètement stylé un manga entièrement en crayonné. Je me souviens des livrets du jeu-video Metal Gear Solid qui étaient réalisés dans un style semblable, c’était magnifique.

Planche du manga Redskin réalisée par le mangaka Staark-01
Différentes étapes de la création d’une planche du manga Redskin (du crayonné au dessin final)

23. Beaucoup d’auteurs lorsqu’ils commencent un nouveau projet artistique vont faire des recherches de référence pour trouver leurs inspirations à travers d’autres œuvres. Pour toi, quelles sont les œuvres que tu as consultées pour t’en inspirer quand tu as commencé à faire les premières ébauches de Redskin ?

Pour Redskin, j’ai observé tous les mangas à succès et j’ai ciblé leur point commun : un héros rayonnant qui veut sauver l’humanité. Ensuite, je me suis dis que je voulais le contraire. Un héro qui déteste l’humanité, qui est lunatique. Pour le postulat narratif, je voulais un univers où toute les mythologies se croiseraient avec cohérence et j’ai mis en place un monde et une histoire avant même de choisir le but du héro. Je me suis donc documenté sur toutes les grandes mythologies du monde et aussi sur les métiers les plus insolites.

24. Lors de la création du premier tome de Redskin, quels genres de conseils ton éditeur t’a prodigués ?

Aucune, c’est un grand spécialiste de la BD mais le manga c’est nouveau pour lui. On s’est juste dit qu’on se lance dans un pari fou et qu’on apprendra tome après tome.

25. Je suppose que l’écriture du scénario d’un manga est complètement différent de celui d’un film, d’un roman ou d’un jeu vidéo. Comment tu t’y es pris en termes de méthodologie pour écrire le scénario de Redskin ?

Je m’inspire beaucoup du jeu vidéo, je crée une histoire de façon horizontale et je viens y greffer mes personnages en faisant attention aux influences qu’ils peuvent avoir l’un sur l’autre. Cela m’évite de cristalliser l’histoire autour d’Agatho. Il est une pièce de l’histoire, mais tout doit évoluer autour de lui sans pour autant qu’il en soit le rouage principal. Je me rapprocherai plus d’un One Pièce que d’un Naruto dans ma façon d’aborder le storytelling.

26. Sur ta page Facebook, tu postes des dessins que tu réalises sur papier et d’autres que tu réalises en numérique à la tablette graphique. Lorsque tu dessines quelles différences ressens-tu par rapport à ces deux supports ?

Beaucoup de chose : la matière, le trait, les ressentis sont très différents et le numérique n’égalera jamais le traditionnel. Mais pour la vitesse d’exécution, le numérique est aujourd’hui indispensable.

Planche-du-manga-redskin-realisée-à-la-tablette
Une planche du manga Redskin réalisée en numérique par le mangaka Staark

27. Sur les réseaux sociaux, j’ai remarqué que certains lecteurs de Redskin trouvent facilement des références à d’autres manga. Certains mangakas n’aiment pas les références trop évidentes. Quel est ton point de vue à ce sujet ?

On s’est tous inspiré de quelques choses forcement ça se voit et ce n’est pas un tort. Je suis un grand fan de Akira Toriyama, Tite Kubo et Eiichirō Oda et ça se voit. Après, il y a l’hommage ce qui est différent ou c’est une référence forcée et volontairement visible pour le lecteur. Comme la couverture de mon tome 1 qui est un hommage à One Piece, DBZ et My Hero Academia mais là c’est différent, car cela sert d’encrage scénaristique pour mon prochain projet.

28. Quel est le message que tu veux véhiculer à tes lectrices et lecteurs via Redskin. Qu’est ce que tu veux qu’ils retiennent après avoir découvert l’entièreté de l’histoire de ton manga.

Je ne peux pas tout dire, mais ce qui est sur c’est que le monde est une grande feuille teintée en noir et blanc et que recouvrir la page d’une des deux couleurs n’aura qu’une conséquence certaine : vous aurez bon inondé la page de la couleur de vos convictions le flacon opposé lui restera plein près à déborder.

Quelques-dédicaces-mangaka-staark-pour-ses-fans
Les dessins dédicaces du mangaka Staark pour ses fans

29. Pour conclure, je te remercie d’avoir accepté de m’accorder cet interview. J’aimerais que tu nous dises ce que tu prépares pour la suite de Redskin et de ce que tu as pensé des questions que je t’ai posées.

Super interview, ça change un peu des éternelles et mêmes questions des médias généralistes et c’est tant mieux. Pour la suite le tome 3 et 4 marque la fin de l’introduction et posera les réels objectifs d’Agatho. La véritable aventure commencera au milieu du tome 4, mais le tome 3 va retourner quelques cervelles (mdr).

> À lire : Redskin : le premier manga réunionnais à être édité par une maison d’édition

> Source images :  Les comptes Instagram, Twitter, Facebook du mangaka Staark.

Interview réalisée par Tony de Rapologique et relue par Gao Qi (étudiante littéraire / journaliste).

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